A vrai dire on était un peu déjantés. Elle est arrivée avec son pantalon à moitié déformé, ses frisettes rousses hideuses et nous a chaleureusement dit comment elle s'appellait sans cacher sa timidité. L'autre demoiselle était déjà là, complexée par des choses idiotes mais essentielles pour elle. On ne parlera pas de notre style vestimentaire pitoyable qui nous rendait encore plus immondes que nous l'étions déjà. Il y a des choses qui séparent, de nouvelles rencontres qui vous changent. Comme cette pétasse aux yeux verts qui me fait rire à éclat quand on parle de tout et de rien allongées sur son lit et sur son tapis, comme cette grosse pute qui veut faire des choix avec grosses queues sans tête et qui part dans des délires personnelles forts interessants, comme ce petit blaireau prétentieu "du ghetto" qui a toujours autant de mal à se coiffer. La demoiselle aux frisettes rousses est devenue brune aux cheveux lisses, la demoiselle complexée est devenue une charmante jeune femme en fleur qui veut profiter au maximum de la vie, la pétasse aux yeux verts est toujours aussi ouverte à mes propositions bizarres de nuit comme de jour, et la pute aux idées étranges continue dans sa quête de nymphomane. Quand à mon cher et tendre petit blaireau, il est toujours là pour m'écouter.
Elles sont quand même extraordinaires ces connaissances non?